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En pommes de terre, les contrats pour 2026 inquiètent l’UNPT

Selon l'UNPT, les prix des contrats proposés en 2026 sont en recul de 25 % par rapport à la campagne précédente.

Baisse des volumes et des prix : face aux contrats proposés pour cette année, l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) « appelle les producteurs à la plus grande vigilance ».

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En pommes de terre, les contrats de 2026 « font l’effet d’un véritable séisme » et « plongent les producteurs dans une zone de crise économique profonde et durable », estime l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) dans un communiqué diffusé le 5 février 2026.

Le syndicat, association spécialisée de la FNSEA, « appelle les producteurs à la plus grande vigilance dans leurs décisions individuelles de plantation ». Quelques jours plus tôt, son président Geoffroy d’Evry déclarait que si les industriels ne prennent pas conscience de l’importance de davantage protéger les producteurs, « l’UNPT mettra en œuvre, s’il le faut, des actions syndicales ».

Concrètement, l’UNPT pointe deux éléments :

1. La baisse des volumes contractualisés

L’UNPT dénonce « une dérive préoccupante de décontractualisation, matérialisée par une réduction significative des volumes contractualisés à l’hectare, pouvant atteindre jusqu’à –20 % ». Le syndicat regrette aussi « la structure de certains contrats, qui permettra à certains opérateurs de se replier sur le marché libre en cas de retournement conjoncturel défavorable au producteur ». Au contraire, il souhaite voir la contractualisation se renforcer et se sécuriser.

2. Des prix en recul et en dessous des coûts de production

Selon le syndicat, « les prix contractuels proposés sont largement inférieurs aux coûts de production sur la partie engagée avec des niveaux annoncés en recul de 25 % par rapport à la campagne précédente ». Il cite l’exemple suivant : autour de 130 €/t en 2026 pour la variété Fontane base « départ champs », contre 180 €/t en 2025. L’UNPT juge que « ces propositions sont en rupture manifeste avec l’esprit et les objectifs des lois Egalim et conduisent à un transfert intégral du risque économique sur les producteurs ».

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